Je vis en Belgique, dans la province la plus au sud : la province du Luxembourg.

Vous la voyez, en jaune, entourée de la province de Namur et de la province de Liège où je suis née.

N'ayez crainte, je ne vous ferai ni un cours d'histoire, ni un cours de géographie. Pour cela, vous pouvez chercher sur le net ou dans des atlas ...   Mon intention est simplement de vous montrer où je vis.

 Ma région est traversée de petits cours d'eau, tous aussi sympathiques les uns que les autres. Le plus proche de chez moi est l'Aisne, petite rivière qui se jette dans l'Ourthe. La vallée de l'Ourthe est une vallée verdoyante et agréable, très prisée des touristes. Tout le monde a un jour où l'autre entendu parler de La Roche en Ardennes, Hotton, Barvaux sur Ourthe, Durbuy (la plus petite ville du monde), Bomal...

 

L'Ourthe

Des Ardennes, elle est la plus longue rivière.

Des forêts et des rocs blancs couronnés de lierre

Elle baigne les pieds dans son cours sinueux,

Au flot paisible et lent, parfois tumultueux.

L'Ourthe, en hiver, aux tons nuancés d'émeraude

Et d'or sous un soleil brillant, baguenaude.

Houffalize, Nadrin, La Roche, ces cités

Martyres sous un ciel neigeux, gris, ouaté,

Respirent maintenant, ayant pansé leurs plaies,

Au bord du cours d'eau lent, bordé par les aulnaies.

L'Ourthe serpente, ainsi que sa soeur la Semois,

D'un rythme accéléré selon ses brefs émois.

Elle baigne à Hotton cette roche trouée,

Refuge des "Nuttons" auxquels elle est vouée.

La grotte de Bohon lui donne son tribut,

Et tous les affluents qui forment sa tribu,

Le Blockai, le Néblon, ruisseaux aux cascatelles,

Se perdent dans ses eaux, bruyante clientèle !

Le Fort de Lognes, non loin de Petit-Bomal

S'érige sur son flanc abrupt, seigneurial.

Il arrêta jadis l'invasion normande

Des terribles pillards venus par la Hollande.

L'Ourthe, après ce château, dans un noir défilé

Passe et ressort à Sy, d'un parcours étranglé.

Elle longe le roc aux antiques vignobles

Et coule à Hamoir, près de son château noble.

Ah ! Ourthe où les enfants en maillot font trempette,

Toi qui tenta des peintres la bien riche palette,

Tu te souviens de Heinz et d'Auguste Donnay

Quand volent près de toi corbeaux et martinets.

Sur tes bords enchanteurs volent les demoiselles,

Insectes au corps bleu, frêles jouvencelles.

L'eau pousse les canots, glissant jusque Comblain

Jusqu'à ce que le jour arrive à son déclin.

A Comblain tu reçois cette sauvage Amblève

Écumante, qui vient terminer là son rêve.

Tu coules à Esneux, puis la Roche aux Faucons,

Muraille dressant sur ta courbe son balcon,

Et la Roche Sainte Anne avant Tilff, te dominent.

Ton voyage va s'achever bientôt, belle héroïne...

C'est donc la Meuse, enfin, que tu vas enrichir.

Le fleuve t'engloutit, il va t'assujettir.

Pour te joindre à sa noble et grande destinée,

Tu lui donne tes flots pour ce doux hyménée.

                                         *Léon Le Maire*

 

 

 

                             

 

         

 

                   

 

 

                            

 

   
       
 

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